Caisses à bouteilles par Marie

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Bonjour,

Aujourd’hui je laisse Marie présenter son meuble à vin construit à partir d’anciennes caisses à vin en bois.

Merci beaucoup pour ton  partage 🙂

A la recherche d’un meuble sympa pour mettre des bouteilles de vin, de superbes caisses de consigne ont été chinées au vide grenier d’Orléans pour 5 euros pièce.

caisse_vin_verobrico (1)Après avoir aspiré la poussière, de petits tas de poussière se sont formés (Photo 2). Je me doutais que j’allais rencontrer ce problème car il y avait des petits trous significatifs de vrillettes e.g., insectes à larve xylophage (Photo 3). Donc, il était nécessaire de restaurer les caisses.

caisse_vin_verobrico (2)Dans la première partie de la restauration des caisses, le bois est traité au xylophène. Après avoir pris soin de choisir le xylophène le plus concentré, le produit a été appliqué de manière généreuse en insistant sur les trous (Photos 4 & 5). Pour être sûre de n’oublier aucune zone et de bien faire toutes les faces des caisses, elles ont été tournées dans le sens des aiguilles d’une montre. Puis les caisses ont été enfermées dans des sacs poubelles afin de ralentir l’évaporation du xylophène pour qu’il imprègne au maximum le bois et tue bien tous les parasites (Photo 6).

caisse_vin_verobrico (3)Quarante-huit heures après, la procédure a été réitérée et une deuxième couche de xylophène a été appliquée. Les caisses ont été à nouveau placées dans des sacs poubelles. Après quarante-huit heures dans les sacs, les caisses ont été rentrées pour être séchées. Mauvais temps oblige ! Le volume total de xylophène utilisé est de 2,5 L.

La deuxième partie de la restauration des caisses, et de la création du meuble, avait pour objectifs de lustrer le bois, le protéger et d’attacher les caisses entre elles pour obtenir un meuble solidaire. Pour une solution naturelle et économique, j’ai suivi le tuto ‘Quelle huile pour mon bois ?’. Aussi après avoir protégé le sol, de l’huile de tournesol premier prix (Photo 7) a été appliquée de manière généreuse au pinceau afin de ne mettre qu’une seule couche (Photo 8).

caisse_vin_verobrico (4)Après avoir appliqué l’huile (utilisation 1 L pour les 3 caisses), le meuble a été sécurisé en renfonçant les clous qui dépassaient (Photos 9 et 10). Les caisses ont été mises dehors toute la journée pour les laisser s’imbiber d’huile (Photo 11). Les caisses ont été rentrées le soir pour éviter qu’elle prenne l’humidité.

caisse_vin_verobrico (5)Après séchage, une corde (deux mètres de corde en mercerie ont été achetés) a été fixée à l’aide d’une agrafeuse murale côté intérieur de la caisse pour que les agrafes soient discrètes (Photo 12). Une fois fixées, les cordes se sont avérées trop claires par rapport au bois. Aussi, je les ai retiré pour les faire tremper 3 heures dans du café. Les cordes sont ensuite mises à sécher (j’ai suivi les tutoriels ‘teinture au café’ et ‘Brou de noix, Café ou Thé ?’). Elles sont désormais de la même teinte que les caisses.

caisse_vin_verobrico (6)Après réflexion j’ai choisi de ne pas attacher les caisses afin de conserver la possibilité de les moduler en fonction des envies (Photo 13). A noter qu’en guise de patins du carton a été placé sous le meuble pour ne pas rayer le sol.

Diapositive7Plus besoin de ranger le vin sous le canapé !!!

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Caisse des années 70

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Bonjour à tous,

En fouillant le fond du garage de mes parents, j’y ai déniché une caisse de rangement d’un barbecue Le Creuset des années 70.

Cette rénovation ne m’a pas pris beaucoup de temps et a été réalisée en trois étapes :

1/ Traitement du bois

2/ Homogénéisation du bois

3/ Réinstallation du couvercle

Malgré les crottes de rats et la présence de vieilles traces indiquant le squatte de bestioles, la caisse était en assez bon état. Toutefois, par prévention j’ai choisi de traiter le bois au xylophène (deux passages en 24h). Après séchage complet du bois, un durcisseur transparent pour bois vermoulus ( marque « les anciens ébénistes », incolore vente dans les grandes enseignes de bricolage).

N.B. : Pour l’application de ces deux produits, travaillez dans un espace ouvert.

Le coté négatif du durcisseur est que le bois semble vernis. Comme je n’aime pas l’aspect brillant du vernis, j’ai poncé légèrement le bois avec de la laine d’acier 002. Le ponçage a permis d’obtenir une surface plus homogène et d’enlever les petites échardes.

En guise de vernis, j’ai badigeonné la caisse d’huile de tournesol. Le bois peut mettre plusieurs jours à absorber l’huile, vous pouvez donc l’aider en l’essuyant avec un chiffon absorbant.

N.B. : Contrairement à l’huile de lin, l’huile de tournesol donne une patine plus rustique au bois.

Après avoir pris soin du bois, des patins sont installés sous la caisse pour éviter de l’abîmer.

caisse_creuset (3)

La corde qui maintient l’articulation entre le couvercle et la caisse est réinstallée comme suit :

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La corde est fixée par agrafes :

caisse_creuset (1)

N.B. :Comme la corde d’origine est en bon état, elle a pu être remise en place. Si j’avais dû la changer, j’aurai préalablement vieilli la nouvelle corde en faisant une infusion de marc de café dans de l’eau chaude.

Et voici une caisse originale qui donne vraiment envie de manger un bon steak 🙂

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Restauration d’une malle de voyage : les tiroirs

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Je peux dire que j’ai enfin fini la restauration de la malle de voyage des années 30 (n°1, n°2).

La photo de droite présente l’état de l’un des deux tiroirs avant restauration. Comme vous pouvez le constater le fond est un simple tissu tendu qui ne peut pas supporter une lourde charge. Il sera donc remplacé par une planche plus résistante.

Les tiroirs sont entièrement démantibulés et le papier qui recouvre les faces latérales est enlevé, comme du papier peint, à l’eau.

Une fois le bois sec, il est coupé aux nouvelles dimensions intérieures de la malle (prendre en compte l’épaisseur du coffrage) et il est recouvert par du tissu.

Pour les planches latérales de forme rectangulaire, les bandes de tissu découpées ont une largeur égale à trois fois celle de la planche. Le tissu est collé sur une première face (la planche est centrée sur la pièce de tissu) puis, il est rabattu sur la face arrière, collé et plié. Pour maintenir l’ensemble, le tissu est cousu (voir photo ci-dessous).

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Pour les rebords latéraux arrondis, du tissu est collé et agrafé sur la face avant de la planche. Pour cacher les agrafes posées sur la face arrière, une pièce de tissu est coupée aux dimensions de la planche et ourlée.

Le tissu qui recouvrira le fond des tiroirs est lui aussi ourlé. 2

 Au passage, je remercie « maman-couture » de m’avoir fait mes ourlets. La couture est une corde que je n’ai pas encore à mon arc 😉

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Le tissu ourlé est collé sur la planche et des clous de tapissier sont posés pour fixer le tout et empêcher le décollement du tissu. 6

Le fond des tiroirs est entièrement recouvert de tissu (collé et agrafé) et les clous de tapissier habillent et maintiennent là aussi le tissu. 7

Des coins métalliques sont ensuite fixés aux quatre coins du fond des tiroirs pour maintenir ensemble les pans et consolider les tiroirs.

La fixation est faite avec des rivets de maroquinerie (photos ci-dessous). Pour introduire les rivets dans le bois sans les plier, des trous ont préalablement été percés (l’occasion pour moi de tester l’option perceuse de ma Dremel, l’un de mes cadeaux de Noël).

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Une fois le tiroir monté, il ne reste plus qu’à renforcer l’ensemble en ajoutant des clous sur chaque arête.

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Suite à la demande de Mélanie et Charlotte, voici la photo finale :

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 – 1, 2, 3


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Restauration d’une malle de voyage : les finitions

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Après avoir nettoyé la malle de voyage, la seconde étape de la restauration consiste à lui redonner son lustre d’antan. Pour cela, le travail sera décomposé en quatre temps :

 

1- Peindre les ferruresIMGP0035

Les ferrures préalablement poncées, sont peintes avec de la peinture noire brillante destinée au mobilier d’extérieur. Mon choix s’est porté sur cette peinture parce qu’elle s’applique directement sur la rouille et protège le métal. La deuxième couche de peinture est posée après 24h de séchage et un léger ponçage est indispensable entre les deux couches. Bien que le tissu ait été préalablement protégé par du scotch de peintre, je n’ai pas hésité à prendre de la peinture de qualité (marque 3V3) pour ce travail minutieux : la peinture s’applique et se tend facilement et elle ne coule pas. Le travail est donc propre et sans bavure !

Sur la photographie, on peut voir que les poignées ont été démontées pour être peintes. Une fois sèches, elles sont replacées avant le temps n°3.

 

2- Peindre les lattes en bois

Après avoir testé le brou de noix, il est utilisé pour redonner de l’éclat aux lattes en bois.

Le bois se teint progressivement avec les applications successives (au pinceau) de la préparation au brou de noix. Après séchage, le bois est lustré à l’huile de tournesol (appliquée avec un chiffon).

 

 

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3- Remise en place des pieds

La protection métallique des angles inférieurs de la malle sont pliés à coup de marteau. Puis, après avoir nettoyé, traité et peint au brou de noix le cadre de bois qui maintenait l’ensemble de la malle et qui faisait office de pied, les planches le constituant sont remises en place et clouées avec des clous de tapissier.

 

4- Fabrication d’un coffrage intérieur IMG_6348

Pour se protéger des clous et ne pas endommager le système de fermeture de la malle, un coffrage doit être installé. L’inconvénient de ce système est que les quatre coins métalliques sur lesquels les tiroirs reposaient à l’origine disparaissent. Pour pallier ce problème, un deuxième coffrage moins haut que le précédent est fabriqué.

En outre, pour éviter de visser les planches dans la malle les coffrages sont conçus de telle sorte qu’ils puissent se supporter eux-même. L’idée est de pouvoir démonter tous les éléments qui ne sont pas d’origine. Les schémas suivants permettent de visualiser le double coffrage.

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Pour fabriquer ce coffrage, des planches de bois fines (pour ne pas perdre trop de place) sont coupées aux dimensions de l’intérieur de la malle.

A l’aide d’une craie, le tissu choisi pour habiller le coffrage est marqué puis découpé. Attention à laisser de la marge pour fixer le tissu sur la face arrière de la planche.

Une fois le tissu coupé, il faut le coller sur la planche.

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Le choix de la colle a été long parce qu’une colle à tissu n’est pas destinée au bois et une colle à bois aurait été visible à travers le tissu. Pour éviter les vagues de colle, je me suis tournée vers une colle multiple-supports en bombe (colle 3M scotch-Weld 90).

J’en profite pour donner une petite astuce de l’amie Clotilde : pour que la colle ne tâche pas le tissu, humidifiez préalablement la surface de tissu qui ne sera pas collée 😉

Pour renforcer le maintien, le tissu est agrafé sur la face arrière de la planche.

Cette opération est répétée neuf fois pour : les quatre planches latérales du premier coffrage et le fond de la malle ainsi que pour les quatre planches du deuxième coffrage. Pour décorer la malle, les coffrages sont recouverts de deux tissus différents.

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Le fond du coffrage est enfoncé en premier. Les dimensions étant très ajustées, les planches latérales sont agencées dans la malle puis les quatre planches sont poussées contre la paroi ensemble. Le fait que toutes les planches soient emboîtées les unes dans les autres fait que le coffrage n’a pas besoin de renfort supplémentaire.

Une fois le premier coffrage mis en place, le deuxième coffrage est installé de la même manière. Celui-ci est plus difficile à encastrer à cause de l’épaisseur du tissu.

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Après avoir fini le coffrage, j’ai recouvert l’intérieur du couvercle avec du tissu. Pour ne pas endommager le bois, je n’ai pas collé le tissu directement sur le couvercle. J’ai tout d’abord pris une planche très fine et très souple (le type de « planche » que l’on retrouve dans le fond des bibliothèques ou derrière les cadres en verre) que j’ai recouverte de tissu et que j’ai ensuite agrafé à l’intérieur du couvercle.

malleQuant aux faces latérales, elles ont elles-aussi été recouvertes par un coffrage léger. Ce coffrage a une double fonctionnalité : esthétique et utilitaire puisqu’il permet de maintenir la planche du couvercle.

A noter que pour les petits cotés, j’ai coupé mon coffrage dans une chute qui m’avait servi à faire le coffrage de la caisse. Pourquoi ? Pour poser le frein qui retient le couvercle, il est indispensable que l’intérieur de la caisse et du couvercle soit aligné !

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