Mannequin de présentation

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Bonjour à tous,

Au hasard d’une balade en ville, j’ai déniché i l y a deux ans un mannequin de présentation dans un magasin qui fermait définitivement ses portes. Symbole de l’industrie du prêt-à-porter, ce mannequin m’a de suite plus par son aspect usé. Pour cette raison je l’avais conservé en l’état jusqu’à présent (photo n°1).

mannequin_presentation_verobrico (1)Comme le montre la photo n°2, le tissu extensible qui couvre le buste est maintenu en bas par des épingles de couture. Avec le temps, le tissu se déchire et remonte. C’est se point disgracieux que j’ai voulu corriger.

mannequin_presentation_verobrico (2)Pour cela, pas besoin de grand chose : de la colle universelle et une agrafeuse murale.

Dans un premier temps, toutes les épingles sont retirées. Puis la colle est appliquée sous le buste (photo n°4) et des épingles viennent maintenir le tissu collé afin d’avoir les mains libres pour agrafer le tissu (photo n°5). Les épingles sont retirées après l’agrafage.

mannequin_presentation_verobrico (3)Voici le résultat  de cette retouche 😉

mannequin_presentation_verobrico (4)Puisque le mannequin est sur la table d’opération, j’en ai profité pour fixer les trois pieds. En regardant sous le pied, je me suis rendu-compte que la colle à bois est inutile dans cette opération : un tour de vis et le pied est solidarisé.

Pour des raisons pratiques de stockage et de transport, le mannequin est donc entièrement démontable et remontable sans outils !

mannequin_presentation_verobrico (5)

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Magnet personnalisé

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Bonjour à tous,

En allant à l’atelier de mécanique de mon Institut, je suis « tombée » sur une fraiseuse qui a attirée mon attention de part le nom écrit en gros sur la machine : Graffenstaden. Je l’ai pris rapidement en photo (d’où le mauvais cadrage mais voici à quoi elle ressemble : lien) et j’ai discuté avec l’un des mécanos de cette machine. Là, il m’apprend que cette « fraiseuse allemande » n’est plus aux normes et donc par à la réforme. Effectivement, les bâtiments sont en cours de déménagement, ce qui est souvent un bon prétexte au rangement par le vide…

fraiseuse graffenstaden

Les Alsaciens apprécieront certainement le fait que j’ai corrigé ce monsieur en lui apprenant que Graffenstaden est une ville limitrophe à Strasbourg (Illkirch-Graffenstaden). D’ailleurs, en regardant de plus près, on voit une plaque sur laquelle la Cathédrale de Strasbourg est gravée et où il y a la mention « made in France » d’inscrit 😉

Le mécano a décollé la plaque et me l’a offerte en souvenir de mes 4 ans passés en Alsace.

Fraiseuse Grafenstaden2

D’après cette plaque, la machine date de 1972 et je ne sais pas pourquoi le nom de l’entreprise Alcatel est gravé sur celle-ci (bien qu’Alcatel soit toujours présente à Illkirch-Graffenstaden).

Pour conserver la plaque sans l’abîmer, j’ai décidé de la « magnétiser ». J’ai commencé par la laver  et par enlever la colle de la face arrière à l’eau chaude et au savon.

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J’ai ensuite pris un tableau magnétique publicitaire (pour noter les courses) dont on ne se sert pas et je l’ai découpé légèrement plus petit que ma plaque.

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Enfin, j’ai collé la face publicitaire du magnet sur la face arrière de ma plaque avec de la colle forte que j’ai laissé séchée.

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Et voilà un magnet souvenir réalisée très facilement et très rapidement 😉

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N.B. Si votre plaque est trop lourde, le magnet ne sera peut-être pas assez forte alors pensez à une aimantation plus grande.


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La malle du grand oncle Eugène : les finitions

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Je suis heureuse de pouvoir vous dire que la caisse de transport des chocolats Menier est enfin terminée !

J’avais conclu l’article précédent sur la différence de teinte entre le couvercle et le bas de la caisse. Pour corriger ce problème, j’ai envisagé deux solutions. La première, et la plus communément employée, est l’utilisation de brou de noix.

Le brou de noix est un colorant naturel extrait du brou de la noix, c’est-à-dire de l’enveloppe verte du fruit qui n’est pas à maturation. Comme le montre la toile de l’artiste peintre Lionel Houee située à droite, la palette de couleurs obtenue avec ce pigment est variée puisque qu’elle va du noir au beige en passant par la couleur chocolat.

La seconde option utilise le marc de café comme colorant. Dans le passé, j’avais teint certains vêtements avec du thé pour qu’ils deviennent invisibles : une nuit dans un bol de thé et le vêtement devient couleur chair pour toujours ! La teinte obtenue avec le café est plus foncée que celle obtenue avec le thé.

N’ayant pas de brou de noix à la maison, j’ai donc opté pour cette deuxième technique. Pour préparer le colorant, le marc de café est infusé une vingtaine de minutes dans de l’eau bouillante, puis à l’aide d’une éponge le bois est imbibé de cette préparation. Une fois l’eau absorbée par le bois, vérifiez la couleur. Si le résultat n’est pas assez foncé, recommencer.

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Après avoir laissé sécher le bois plusieurs jours, il a été recouvert d’une « patine » protectrice, mais au lieu de recouvrir la caisse de cire, je l’ai enduite d’huile de tournesol. Ce procédé a été testé et approuvé sur la table basse de mes parents quand j’étais petite ! C’est l’une des rares bêtises judicieuses que nous ayons faites… L’huile donne un aspect plus authentique aux meubles en bois et les rend facile d’entretien : en 20 ans la table n’a jamais été cirée et un chiffon propre suffit à enlever les traces.

Pour la petite histoire, la façade de la chocolaterie de Noisiel est naturellement protégée et vernie par la graisse de cacao dégagée lors de la transformation du chocolat.

Comme le montre la photographie suivante, la différence de couleur entre les deux parties de la caisse est désormais moins marquée. Opération réussie 🙂

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A noter que certains trous avaient été préalablement bouchés avec du mastique à bois. Avant la teinte, la différence de couleur entre le mastique et le bois était flagrante mais après la teinte au café, le rebouchage est beaucoup plus discret !

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Enfin, pour des raisons pratiques j’ai solidarisé la caisse et le couvercle en ajoutant des charnières (peintes en noir) . Contrairement à ce qu’il y avait avant, j’ai mis des charnières qui n’empiètent pas sur les inscriptions…

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Et voici à quoi ressemble le résultat final. Comme le couvercle et la caisse n’ont pas tout à fait la même couleur, la dernière astuce consiste à poncer légèrement le rebord supérieur de la caisse. Ainsi, il y a un liseré clair qui fait le raccord couleur entre les deux parties. Vous pouvez aussi voir sur la photo, l’aspect vieilli et lustré apporté par l’huile.

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La malle du grand oncle Eugène : la caisse

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Pour mémoire, la photographie de droite montre à quoi ressemblait le bas de la caisse la semaine dernière. Ma tâche de la semaine a donc consisté à le décaper entièrement. Le nettoyage fini, la caisse est actuellement gorgée de xylophène.

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 Avant d’en arriver au traitement, il m’aura fallu :

1. Enlever les baguettes en bois  ainsi que les arêtes métalliques clouées sur la caisse (et ça en fait du clou à enlever !!). Avec les baguettes et les arêtes, l’oncle Eugène a donné l’allure d’une malle à la caisse. Toutefois, les baguettes avaient la double fonction d’orner la malle et de cacher l’espace entre les planches de bois.

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 2. Les pieds étaient mangés par les bestioles (exemple le pied de gauche), ils ont donc été arrachés.

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3. Le plus compliqué et le plus long a été d’attaquer la peinture. Le ponçage est exclu puisque l’inscription « CHOCOLAT MENIER  » est en relief. J’ai donc testé deux solvants : l’eau et l’acétone. Avec l’eau chaude, la peinture et le vernis partent difficilement en grattant. En revanche, l’acétone est nettement plus efficace puisqu’il fait cloquer la couche de vernis et la peinture.

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Toute la caisse a donc été décapée à l’acétone. Pour éliminer les dernières traces de peinture, le bois a été humidifié avec de l’eau chaude et les traces sont grattées avec un pinceau (à poils durs) imbibé d’acétone.

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Sur les faces avant et arrière de la caisse est inscrit en relief « CHOCOLAT MENIER ». Chose étonnante l’acétone n’a pas dégradé les inscriptions et, comme vous pouvez le constater, la couleur des écritures est conservée :

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Décidément, cette restauration réserve plein de surprises ! Les faces latérales sont marquées et identifiées. Sur les photographies ci-dessous on peut y lire « TF 1667 – K66 – 10D  » (haut) et « DEPOT D’AVIGNON – SERIE 15  » (bas). Contrairement à ce qu’on pourrait imaginer, cette caisse ne date pas de 1667 puisque la maison Menier a été fondée en 1816.

Pour la petite histoire, les caisses d’expédition étaient toutes fabriquées dans l’atelier des caisses à Noisiel et le bois utilisé provenait essentiellement des plantations de peupliers de la famille Menier. J’en profite pour vous conseiller la visite de la chocolaterie Menier à Noisiel. C’est un lieu magique visitable uniquement à l’occasion des journées du patrimoine.

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Bien qu’il n’y ait plus de peinture, on remarque que le bois de la caisse est plus foncé que celui du couvercle. Après le traitement au xylophène, je vais donc devoir équilibrer les teintes. Je vous en dirai plus dans le prochain article !

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